La science derrière le grounding : études et recherches récentes
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Vous avez déjà entendu parler du grounding (ou earthing) ? Cette pratique simple consiste à connecter directement votre corps avec la Terre, que ce soit en marchant pieds nus sur le sol ou en utilisant des accessoires dédiés. On prête au grounding de nombreux bienfaits pour la santé (lien article santé). Même si les recherches n’en sont qu’à leurs débuts, les études scientifiques révèlent d’ores et déjà des résultats prometteurs. Voyons ensemble ce que dit la science au sujet du grounding.
Les effets sur le cortisol et le rythme circadien
Notre corps fonctionne selon un rythme naturel jour/nuit, mais le stress et notre mode de vie moderne peuvent perturber cet équilibre. Une étude menée par Ghaly et Teplitz publiée en 2004 dans le Journal of Alternative and Complementary Medicine a montré que dormir sur un matelas relié à la terre pendant 8 semaines permettait de:
- Diminuer significativement le cortisol nocturne (l’hormone du stress)
- Resynchroniser le cycle naturel jour/nuit de sécrétion du cortisol
- Améliorer la qualité du sommeil
Les participants ont également rapporté se sentir moins stressés et avoir moins de douleurs. En 2011, ces résultats ont été corroborés par Chevalier et Sinatra dans l’Integrative Medicine: A Clinician’s Journal, confirmant que le grounding favorise un meilleur équilibre du système nerveux autonome et contribue à réduire le stress global.
Un sommeil plus réparateur
L’étude de Ghaly et Teplitz a également permis d’observer une réduction des troubles du sommeil chez les participants connectés à la terre. Plus récemment, en 2022, une étude clinique de la Chang Gung University a apporté des preuves encore plus solides. Des chercheurs ont étudié des patients âgés atteints de la maladie d’Alzheimer souffrant d’insomnie. Après 12 semaines de sommeil « groundé » via un drap conducteur, leur qualité de sommeil s’est significativement améliorée par rapport au groupe placebo.
Le score de qualité du sommeil (PSQI) évalue le sommeil : plus il est bas, meilleur est le sommeil. Dans cette étude clinique menée en hôpital universitaire, les personnes groundées ont obtenu un score bien plus bas que celles non-groundées (0,3 ± 0,7 contre 3,0 ± 1,9, p = 0,006). Ces résultats confirment l’efficacité du grounding pour améliorer la qualité du sommeil.
Réduction de l’inflammation et de la douleur
L’un des effets les plus prometteurs du grounding concerne son potentiel anti-inflammatoire et antalgique. Plusieurs études scientifiques ont exploré ces aspects :
Pour les sportifs et la récupération musculaire
En 2010, Brown, Chevalier et Hill ont mené une série d’études sur l’impact du grounding après un effort physique intense. Les résultats sont étonnants :
- Les participants « groundés » durant la récupération ont ressenti des douleurs moins longtemps
- Leurs taux sanguins de créatine kinase (CK, marqueur de lésions musculaires) sont restés pratiquement stables, alors qu’ils augmentaient significativement chez les sujets non connectés
- Leur sang présentait moins de neutrophiles (globules blancs impliqués dans l’inflammation) le lendemain, indiquant que leur corps contrôlait mieux la réponse inflammatoire après l’effort
Ces résultats ont été confirmés dans un essai de 2015 publié dans l’Open Access Journal of Sports Medicine portant sur 32 jeunes hommes. Là encore, le groupe connecté à la Terre a présenté moins de courbatures et l’augmentation de la créatine kinase le lendemain était significativement plus faible.
Pour les douleurs chroniques
En 2018, une étude de Chevalier et al. a examiné les effets du grounding chez des kinésithérapeutes pendant 4 semaines, qui souffrent souvent de douleurs articulaires et de fatigue dues à leur activité. Un mois de sommeil “groundé” a entraîné une baisse significative de la douleur, de la fatigue, et une amélioration de l’humeur par rapport à la période sans grounding. Des analyses sanguines ont également révélé une réduction du stress physiologique.
Des effets bénéfiques sur le système cardiovasculaire
Une étude de Chevalier et al. datant de 2013 a analysé l’effet du grounding sur la viscosité sanguine, un facteur de risque cardiovasculaire important.
Les résultats sont remarquables : le sang des sujets groundés est devenu plus fluide, grâce à une meilleure charge négative des cellules sanguines qui se repoussent davantage au lieu de s’agglutiner. Les auteurs concluent que le grounding pourrait être « l’une des interventions les plus simples et (efficaces) pour réduire le risque cardiovasculaire ».
Une autre étude de 2018 par Elkin et Winter a testé le grounding sur des patients hypertendus. Après plusieurs semaines, leur tension artérielle maximale a diminué en moyenne de 14 %.
Les dernières avancées de la recherche (2020-2023)
Les recherches récentes continuent d’explorer les bienfaits du grounding :
- L’étude de Chen et al. (2022) sur le sommeil des patients Alzheimer, mentionnée plus haut, apporte des preuves cliniques solides des effets bénéfiques sur le sommeil.
- Une étude sur des rats publiée dans Biomedicines en 2023 a montré que les animaux « groundés » présentaient moins de comportements d’anxiété et une réduction de l’expression du facteur de libération de corticotrophine (CRF) dans l’hypothalamus, une hormone clé de la réponse au stress.
- Un article publié dans le Biomedical Journal en 2023 décrit le grounding comme « le remède anti-inflammatoire universel ». Des experts y expliquent que l’inflammation chronique est liée à de nombreuses maladies et que le contact avec la Terre pourrait aider à la réduire.
En conclusion
Bien que ce domaine de recherche soit encore peu exploré, les études convergent pour montrer des effets physiologiques encourageants : meilleure régulation hormonale, sommeil amélioré, réduction de la douleur et de l’inflammation, sang plus fluide et équilibre nerveux restauré.
Le grounding semble être une pratique simple, naturelle et à faible risque qui mérite l’attention des chercheurs et des professionnels de santé. Pourquoi ne pas essayer vous-même de marcher pieds nus dans l’herbe quelques minutes chaque jour pour voir si vous constatez des bienfaits ?
Remarque : Bien que les résultats des études citées soient prometteurs, gardez à l’esprit que beaucoup sont encore préliminaires et effectués sur des échantillons limités. Le grounding ne remplace pas les traitements médicaux conventionnels. Consultez toujours un professionnel de santé pour vos problèmes de santé.